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Parc Naturel Quisqueya

Le parc aujourd’hui

Projets en cours

Au bord du lac Azuei, un parc pour protéger une biodiversité locale et pour sensibiliser, éduquer, voire former à la préservation de l’environnement. Deux projets portent aujourd’hui cette ambition.

État des lieux

Une pause imposée, pas un abandon

Reprise espérée en 2027

L’évolution de la situation nous permet d’espérer une reprise progressive de nos activités.

En raison de la situation sécuritaire en Haïti de ces dernières années, tous nos projets de développement ont dû être abandonnés ou reportés.

Le parc lui-même est sécurisé ; les routes qui y mènent ne le sont pas. Les visiteurs ne viennent plus, ce qui pèse aussi sur ses finances. Personne ne sait combien de temps cela durera.

Les deux projets décrits ci-dessous continuent pourtant d’exister : l’un comme une entreprise qui tourne au bord du lac, l’autre comme un besoin de formation que le parc s’emploie à documenter en attendant de pouvoir réunir des participants.

Premier projet — Construire en terre

En Haïti, construire en terre veut dire construire pauvre

Pour de nombreux Haïtiens, une maison en terre est synonyme de pauvreté et de promiscuité : seuls les plus démunis construisent en terre, faute d’autres moyens. Les moins pauvres choisissent le parpaing ou la pierre, et les plus riches le béton.

Ailleurs, le constat s’inverse. Un bâtiment en terre bien pensé, bâti avec des techniques traditionnelles enrichies d’améliorations modernes, est plus confortable et moins énergivore qu’une grande villa en béton. Correctement entretenu, il peut durer des siècles — et, si nécessaire, être conçu pour résister aux tremblements de terre.

Deux questions

  • Les techniques de construction en terre, utilisées avec succès dans de nombreux pays pour améliorer l’habitat des populations les plus défavorisées, sont-elles applicables en Haïti ?
  • Dans l’affirmative, quelles actions entreprendre pour que des Haïtiens et des entreprises haïtiennes s’approprient et diffusent ce savoir-faire ?

Deux actions

  • Recenser et documenter les projets de construction en terre envisagés ou réalisés en Haïti. Profiter des expériences positives, éviter de reproduire les mêmes erreurs.
  • Rechercher des intervenants pour des séminaires et des formations. Le parc ne dispose pas aujourd’hui des compétences pour diriger un chantier en terre, mais il accueillera tout volontaire prêt à encadrer un petit projet pendant quelques semaines.

Un stage de formation en France

Deux jeunes — l’un installé en Haïti, l’autre Français d’origine haïtienne — ont suivi deux semaines de formation itinérante : méthodes d’analyse de terre à Nantes, découverte du pisé ancien et moderne en Auvergne, contrôle de production de briques de terre comprimée, puis réglage et maintenance de presse hydraulique.

Corps de ferme en pisé plus que centenaire, en Auvergne, dont les lits de terre damée restent visibles
Un corps de ferme en pisé, toujours habité après plus d’un siècle
Atelier en pisé toujours en service dans un village auvergnat
Un atelier en pisé encore en service, en Auvergne
Essai de résistance d’un matériau en terre pendant la formation au contrôle de production
Tester la résistance des matériaux sans équipement sophistiqué
Bloc MecoBriq en terre compressée, à emboîtement
Le bloc MecoBriq, en terre comprimée à emboîtement

Le stage n’a pas débouché sur le chantier espéré, et le parc a dû différer ses projets de construction. Le besoin de formation, lui, n’a pas disparu : plusieurs associations souhaitent toujours intégrer un ou deux petits bâtiments en terre à leur action. Le séminaire « Construire en terre » reste reporté — il n’est pas possible de réunir des participants tant que les routes ne sont pas sûres.

Second projet — Pisciculture

Omega Nature Tropical Aquaferme

Sur la rive du lac Azuei, à l’est du caciquat Magua, deux jeunes entrepreneurs haïtiens font vivre une ferme piscicole depuis mars 2018. Franck Jean et Dina Jean ont fondé cette société en nom collectif pour produire et faciliter la consommation de produits piscicoles en Haïti ; l’objectif est d’augmenter la capacité de production et de créer des emplois.

Lui est diplômé en gestion, formé à l’entrepreneuriat, à la micro-finance et à la pisciculture. Elle est comptable agréée, diplômée en comptabilité et en sciences politiques. Ils se donnent entièrement à ce projet malgré les contraintes que connaît le pays.

Le parc n’a pas financé cette entreprise. Il a fait ce qu’il sait faire : mettre son espace à disposition, en autorisant l’installation au bord du lac.

Bassins de la ferme piscicole aménagés au bord du lac Azuei
Les bassins, aménagés à quelques mètres de la rive
Aménagement des bassins de la ferme piscicole
L’aménagement se fait à la main, saison après saison
Le site clôturé de la ferme piscicole, adossé à un mur de pierres calcaires
Le site clôturé, adossé au mur de pierres calcaires du parc

Une question ? Un projet ?

Vous avez des informations, ou du temps à donner ?

Si vous connaissez des projets de construction en terre menés en Haïti, ou si vous souhaitez encadrer une formation dans le parc, écrivez-nous : ces deux chantiers avancent surtout grâce aux personnes qui s’y intéressent.

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